Les sous-traitants du chantier du stade Olembe n’ont pas été payés

Ils ont adressé le 8 novembre 2021 une correspondance au premier ministre, Dion Ngute.

L’entreprise PICCINI a été adjudicataire en 2015 du marché de construction du
Complexe Sportif d’Olembe (en abrégé COSO), en vue de l’organisation de la CAN 2019. De nombreux sous-traitants camerounais ont été associés à la réalisation du chantier. Mais, après près d’un an d’arrêt du chantier et compte tenu des lenteurs, le ministre des sports, Narcisse Kombi Mouelle, sur instruction de la présidence de la République a mis fin au contrat de PICCINI. PICCINI avait arrêté les travaux parce qu’ils réclamaient 28 milliards Fcfa à l’Etat du Cameroun.

Cependant, l’arrêt du contrat de PICCINI n’a pas pris en compte les sous-traitants. Ainsi, le 8 novembre 2021, ils ont adressé une correspondance au premier ministre, Dion Ngute dans laquelle ils soulignent : « Si nous vous sollicitons aujourd’hui, c’est parce que nous nous sommes trompés sur toute la ligne. Non seulement nous attendons encore des paiements de notre client, qu’il ne manque de reconnaitre comme vous pouvez les noter à travers diverse correspondances qu’ils nous ont adressé, mais le matériel de travail de certains d’entre nous a été réquisitionné sans plus d’informations ».

Le problème c’est qu’entre temps, ils ont saisi à de nombreuses reprises leministre des sports et ont eu des séances de travail avec lui. Mais jusqu’à ce jour rien. Au contraire, ils font savoir à Dion Ngute que Narcisse Kombi Mouelle leur a plutôt demandé d’aller voir avec PICCINI ? Face à cette drôle d’attitude d’un ministre des Sports, ils soulignent : « C’était violent pour nous car nous ne pouvions imaginer que travailler avec une entreprise ayant contracté un marché de plus d’une centaine de milliards avec notre pays et dont il lui a été recommandé d’accorder au moins 30% de ses activités aux partenaires locaux serait un risque pour nous ».

Ainsi, ils souhaitent l’arbitrage du premier ministre afin : « d’obtenir le paiement des sommes à nous dues par PICCINI ; Obtenir la restitution de notre matériel réquisitionné sur le projet, nous a-t-on dit par le gouvernement ; Le paiement des indemnités compensatoire, pour l’utilisation et la dégradation de notre matériel par l’entreprise au profit de laquelle notre matériel a été réquisitionné ».

 

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