Guerre ouverte entre Médecins Sans Frontières et le gouvernement camerounais

Cyrille Atonfack
Cyrille Atonfack

Le ministère de la défense accuse l’organisation internationale de connivence avec les ambazoniens.

C’est la guerre des communiqués entre le ministère de la Défense et Medecin Sans Frontières (MSF). A la suite de l’incident survenu ce week-end de la Saint-Sylvestre, le gouvernement camerounais à travers le porte – parole du ministère de la Défense, le capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo Cyrille Serge accuse MSF de connivence avec les séparatistes ambazoniens. Dans son communiqué, Atonfack souligne : « il est établi que Medecins Sans Frontières entretient des relations étroites avec les terroristes opérant dans la région du Sud-Ouest et engagerait suffisamment divers moyens pour faciliter leurs actions sanguinaires sur le terrain ».

Ces accusations du gouvernement camerounais proviennent du fait que le 25 décembre 2021, une patrouille de la brigade territoriale de Tinto, arrondissement de Upper-Bayang, département de la Manyu, région du Sud-Ouest, a eu un accrochage avec des séparatistes ambazoniens parmi lesquels Mbu Princeley Tabey allias « général Moving Star » et Besong Eugène alias « général Pa Lampat ». Ce dernier décèdera de ses blessures et sera inhumé dans la forêt.  Mbu Princeley Tabey allias « général Moving Star » contacte MSF qui envoie une ambulance. Les médecins décident de le transporter à l’hôpital de Mutenguene compte tenu des blessures graves qu’il présente.

Là où la première pomme de discorde intervient entre MSF et le gouvernement camerounais c’est que l’ONG internationale affirme avoir informé comme à l’accoutumée les forces de défenses camerounaise d’un transfert en cours. Ce que dément le capitaine de Vaisseau Atonfack. Ainsi, l’ambulance de MSF sera interceptée au check point de Nguti le 26 décembre 2021. C’est ainsi que les militaires découvre qu’à bord se trouve le « général Moving Star » et d’autres combattants ambazoniens.

Cet incident constitue pour le gouvernement camerounais un incident de trop. D’où la sortie d’Atonfack qui argue : « pour un retour définitif de la paix, il semble plus qu’opportun d’adresser plus clairement la nécessité de la présence de cette ONG dans les régions en crise sécuritaire au Cameroun ». MSF quant à elle appelle les responsables camerounais à plus de responsabilités dans leurs déclarations. Tout en rappelant qu’ils sont au Cameroun depuis 1984.

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