Le GICAM met le gouvernement dos au mur

Primature
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Après avoir refusé de prendre part au Cameroon  Business Forum, l’organisation patronale livre les chiffres des pertes des entreprises locales.

Le président du Groupement Interpatronal du Cameroun ( GICAM), Celestin Tawamba ne compte rien céder. A quelques heures du Cameroon Business Forum, censé se tenir ce mercredi  à Yaoundé et présidé par le premier ministre, chef du gouvernement, Dion Ngute, « le patron des patrons », qui a clairement adressé une fin de non-recevoir au gouvernement dresse un état alarmant de la situation des entreprises camerounaises. Un chiffre parle de lui-même : en 2021, plus de 213 milliards de surcoûts pour les entreprises.

L’information est contenue dans un communiqué de presse signé en début d’après-midi, ce mardi par le président du GICAM. Cette évaluation découle de la concertation organisée par le plus grand mouvement patronal d’Afrique Centrale le 9 décembre 2021. Les surcoûts de 213 milliards de découle de « l’évaluation faite pour un groupe de vingt intrants relevant de six filières industrielles (industries brassicoles, cimenteries, engrais et produits phyto, emballages, industries meunières, industries métallurgiques ».

Celestin Tawamba nous apprend par ailleurs que : « les échanges du GICAM avec le gouvernement ont permis d’obtenir l’organisation de concertations spécifiques avec les acteurs de certaines filières. Cependant, celles-ci n’ont pas encore donné à des perspectives claires et précises quant aux mesures de soutien et aux appuis sollicités par les entreprises ». En quelques mots : rien a avancé dans les négociations depuis des mois entre les milieux d’affaires et le gouvernement camerounais pour résoudre la crise traversée par les entreprises locales.

Au « patron des patrons » de conclure : « la situation reste à ce point difficile et préoccupante que le GICAM et les entreprises renouvellent leur appel à l’union sacrée par un partage des efforts entre le gouvernement, les entreprises et les populations ». Un appel de Celestin Tawamba qui tombe à point nommé à un moment où les populations dénoncent de plus en plus une augmentation des prix des produits de première nécessité et des denrées alimentaires de manière générale en cette veille des fêtes de fin d’année.

 

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