Situation explosive à ELECAM

Erik Essousse
Erik Essousse

Le personnel dénonce le blocage des avancements et reclassements, ainsi qu’une gestion clanique de l’organisation. 

La colère monte dans les couloirs de la direction générale des élections et dans ses organes déconcentrés. En cause, la gestion calamiteuse du directeur général Erik Essousse, directeur général d’Elecam (DGE) qui a décidé de s’asseoir sur les carrières de son personnel. Depuis son arrivée à la tête d’Elecam après un coup de d’Etat contre son prédécesseur Abdoulaye Babale. Eric Essousse est accusé de bloquer les avancements et reclassements du personnel, sous le regard passif du président du conseil électoral et de ses membres, pour la plupart occupés à batailler pour la prorogation de leurs mandats arrivés à expiration.

Le personnel d’Elecam dénonce par ailleurs des avancements et reclassement à tête chercheuse, qui bénéficient principalement aux proches du DGE. Signe de la gestion clanique qui a cours à la tête de cette institution de la République, le nouvellement promu chargé d’étude numéro 2 d’Elecam est un ancien chef d’antenne originaire du même village que le DGE Erik Essousse, qui avait été relevé de ses fonctions pour absentéisme et indiscipline.

Dans le même temps, le patron d’Elecam multiplie les recrutements de ses frères du village, à tel point que la masse salariale est désormais sur le point d’exploser. Conséquences, les primes ne sont plus versées au personnel qui est démotivé. Les frais de fonctionnement arrivent en retard, et certaines dépenses préfinancées ne sont pas remboursées. Même la traditionnelle prime de clôture d’inscription qui était reversé chaque mois d’aout après la clôture des inscriptions sur les listes électorales a été annulée. Erik Essousse et son acolyte l’agent comptable Seynou Appolinaire qui font la pluie et le beau temps dans cette organisation n’ont qu’un refrain : “il n’y a pas d’argent”. Ils s’apprêtent pourtant à demander une augmentation de budget au parlement, alors qu’on n’est même pas en année électorale.

Jusqu’ou ira la boulimie d’Erik Essousse ? Ce dernier n’a pas hésité à opérer une refonte du parc automobile et à racheter la majorité des véhicules d’Elecam. Aujourd’hui le risque d’implosion de cette institution est réel.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*