Campagne de dons pour la libération de 111 prisonniers politiques

Maurice Kamto
Maurice Kamto

Elle est initiée par l’organisation Cameroon Stop Repression et aurait reçu l’aval du MRC.

La bataille pour la libération des prisonniers politiques quelques jours avant la Coupe d’Afrique des Nations 2022 au Cameroun s’intensifie. Ils sont actuellement 111 personnes arrêtées dans le cadre des manifestations pacifiques du 22 septembre 2020 encore détenues dans les prisons camerounaises. Demain 28 décembre 2021, près d’une quarantaine de prisonniers politiques sont de nouveau attendus au tribunal militaire de Yaoundé. Les juges militaires exigent leur présence même s’il faille faire usage de la force. D’autres ont été déjà condamnés du côté de Douala à des peines de prison allant de 12 mois à 5 ans.

C’est dans ce contexte qu’une organisation dénommée Cameroon Stop Repression a initié une « campagne de dons pour la prise en charge des prisonniers politiques au Cameroun ». Selon Me Alain-Guy Sipowo, Conseiller juridique et Porte-parole de la campagne : « La totalité des sommes collectées sera restituée à l’équipe chargée au sein du MRC d’assurer la gestion de la prise en charge des prisonniers politiques du MRC, avec obligation de les utiliser pour financer non seulement le paiement des amendes et des dépens qui leur ont été infligées, mais aussi pour les aider à subvenir à leurs besoins vitaux multiformes, ainsi que ceux des membres de leurs familles dont ils sont les principaux, voire les seuls soutiens ».

Selon les termes du communiqué rendu public le 26 décembre 2021, cette campagne aurait reçu l’accord du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun ( MRC) qui a lancé la semaine dernière une campagne pour la libération des prisonniers politiques à quelques jours de la CAN 2022. Une initiative qui suscite de la colère au sein de l’appareil gouvernemental et d’une partie des soutiens du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. Déjà, le 9 décembre 2021, au cours de la cérémonie d’ouverture de la deuxième conférence biennale des Gouverneurs de Région, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji avait souligné à l’attention de Maurice Kamto : « S’il nous sert le vent, nous lui servirons la tempête. S’il nous sert la tempête, nous lui servirons le tsunami… Je voudrais que ce message soit compris. Et je dis, cette fois, quand le rouleau compresseur va démarrer, il ne doit pas s’arrêter ».

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