Michele Ndoki raconte les circonstances de son départ en exil

Michele Ndoki
Michele Ndoki

Elle dit avoir échappé à l’accusation de fomenter une rébellion en compagnie de Me Emmanuel Simh.

On n’entendait plus parler d’elle depuis qu’elle avait quitté le Cameroun pour se retirer en Côte d’Ivoire. L’une de ses rares photos est celle où elle pose récemment avec le député Cabral Libi en tournée à Abidjan pour la promotion de son ouvrage autour du fédéralisme communautaire. Michele Ndoki refait parler d’elle. Sur son compte Facebook, elle livre ce qui devrait être appelé « sa part de vérité ». Deux textes d’une série intitulé : « Pourquoi on n’entend pas notre cri ? » dans lesquels elle décrit toute la barbarie dont elle a récemment été victime de la part du régime de Paul Biya. C’est alors qu’elle explique clairement les circonstances dans lesquelles elle a quitté le Cameroun.

L’avocate souligne clairement qu’elle a été contrainte à l’exil. « j’ai découvert que je ne peux plus rentrer chez moi. Ils ont, en toute conscience, après mon départ forcé du Cameroun, émis une Note interne portant interdiction de sortie du territoire à mon encontre. Parce qu’il n’y a rien qui pourrait justifier un mandat d’arrêt, qui devrait impliquer un procureur, des questions sur les motifs, des avocats qui auraient le droit de demander l’accès au dossier. Une note interne reste interne. Cette note existe, elle attend dans les tiroirs de l’administration aux ordres que je revienne pour voir mes enfants, pour voir mes parents, ma mère qui a quatre fois vingt ans, et qui fait maintenant de l’hypertension, parce que son organisme ne supporte plus le stress dû à cette vie de pressions et de harcèlement constants. Je suis en exil maintenant, pour de vrai », affirme t’elle.

Mais avant son départ, celle qualifié par les partisans et sympathisants de Maurice Kamto de femme du peuple a broyé du noir. Elle indique que ses clients ont reçu des menaces du régime de Yaoundé pour les contraindre à lui retirer ses dossiers. Par la suite elle confie qu’elle a échappé à l’accusation de fomenter une rébellion armée. Michèle Ndocki souligne : «  ils essayaient de me mettre sur le dos une histoire de collusion avec Me Emmanuel Simh pour fomenter en collaboration avec les « sécessionnistes » comme ils les appellent, une rébellion armée. Comme ils ont fait avec Engelbert Lebon Datchoua, poursuivi pour trafic d’armes sur la base de soi-disant échanges whatsapp, dont l’affaire est toujours en cours devant le Tribunal Militaire, en toute discrétion ».

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